Gondin. Laura, Gondin. Agent 007 en Suisse

Le week-end dernier, je suis partie en Suisse pour sauter (à l’élastique). C’est parti pour 2 jours d’aventures à tomber par terre. Littéralement. Presque.


On s’était mis d’accord sur la date avec Flu pour que je descende à Zürich. Flu, c’est un petit suisse (haha) qui me fait craquer et que j’ai rencontré dans l’été au Mozambique[1]. Pas banal. Là-bas on a fait un petit bout de chemin ensemble avec les copains. Un soir, perdus à Tete[2] et un peu pompettes, on parlait de nos expériences de sports extrêmes et des flux d’adrénaline associés. C’est là qu’il m’a raconté la fois où il avait sauté à l’élastique chez lui en Suisse. J’ai dit que justement, c’était un des trucs sur ma Bucket List avec le parapente[3], le skydiving, l’aller-retour sur la Lune et les vacances sur Mars. De fil en aiguille, on en est venu à faire un « check » digne de ce nom, juré, craché, qu’une fois de retour en Europe on irait sauter tous les deux (à l’élastique).

Un mois et demi plus tard, me voilà sur la route entre Bruxelles et Zürich. Dernièrement pour mes trajets de moins de 10h de route, je prends la voiture. Avec Blablacar, ça reste de loin le plus économique. Et j’aime conduire. Et Bruxelles-Zürich c’est seulement 7h30 de trajet, moins que pour rentrer en Bretagne. Les doigts dans le nez, donc. Sauf qu’en arrivant sur Zürich je me suis perdue bien entendu. J’ai loupé la sortie pour aller à l’auberge de jeunesse, et me suis retrouvée dans le centre ville. Et là, l’Enfer ce n’est non plus les autres, mais bien la circulation. C’est pas Paris non plus, mais bonjour la galère ! Il n’y avait que des sens uniques. Je savais que je devais faire demi tour pour aller sur le côté Ouest du lac. Plus facile à dire qu’à faire ! Entre les sens interdits, les feux rouges dans tous les sens, les interdictions de stationner (donc, je ne pouvais pas m’arrêter pour regarder le plan), la foule qui se précipite (en pleine heure de pointe, retour du travail un vendredi soir), les vélos dans tous les sens, les trams qui débouchent de nulle part… A un moment donné j’étais à un carrefour un peu étrange, je n’arrivais pas à en comprendre le fonctionnement. Il y avait deux flics qui faisaient la circulation. Le premier commence à faire signe aux voitures de passer, on avance. J’arrive à son niveau et il arrête de mouliner des bras. Ho my gode ! Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’on doit continuer d’avancer, qu’on doit s’arrêter, qu’on doit ralentir ?? Je ne sais pas, je doute, je pile. Et il re-mouline de plus belle l’air de me dire tout énervé « Mais allez bon sang, avancez votre tacot ! ». Pfiou ! Enfin, j’arrive à trouver la Seestraat qui longe le lac, après avoir tourné en rond dans la ville pendant une bonne heure, et là tout va bien, je suis dans le bon sens et j’arrive enfin à mon auberge de jeunesse. Il est 18h30 et je suis rincée.

 

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De toutes façons, je ne retrouve mon petit Suisse que le lendemain matin, vu qu’il avait déjà un truc de prévu le vendredi soir dans son bled, de l’autre côté du lac. Le boulet. Je suis quand même allée voir le lac qui du coup n’était pas loin. Il y a un petit parc sympa à côté du Youth Hostel Zürich, qui n’a pas fait dans l’originalité pour son nom, et qui est soit dit en passant l’auberge de jeunesse la plus chère que j’ai jamais faite ! 45€ pour un lit en dortoir de 6 mon petit. Et c’est l’affaire du siècle à Zürich. Bienvenue en Suisse, wesh.

Bref, le parc se trouve sur la promenade du lac, il y a une petite île, la Saffa-Insel, sur laquelle les amoureux et les groupes d’amis profitent du coucher de soleil allongés dans l’herbe, font des barbeucs, sirotent une bière, un verre de vin, ou une grenadine d’ailleurs, vont faire un petit plouf après cette canicule de début septembre, ou encore jouent… au palet breton ! Why not. Je me ballade en profitant un peu de la fraîcheur et du panorama, puis je vais me coucher à 21h. On ne juge pas ! Pour ma défense j’ai une grosse journée qui m’attend le lendemain.

 

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Le soleil couchant sur la rive Est

 

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L’îlot des BBQ du vendredi

 

Jour J, que vous attendez tous.

J’ai rdv avec mon petit Suisse dans la charmante bourgade de Rapperswil-Jona, de l’autre côté du lac. De bon matin, je reprends la bagnole. L’autoroute 3 qui borde le lac est très chouette, montagnes à l’Ouest, lac à l’Est avec le soleil levant, très beau panorama tu t’en doutes. À l’arrivée sur Rapperswil qui se trouve en contrebas de la route, j’aperçois le village au loin, et son château qui trône en plein centre ville, surplombant le lac. Si j’avais su que c’était aussi joli je me serais levée plus tôt pour m’y balader et y prendre un café. Mais là on a pas le temps. J’ai un peu d’appréhension en arrivant à la gare où je dois récupérer Flu. Tu sais, ce petit pincement de revoir quelqu’un que t’as croisé en vacances, que t’aimais bien mais tu sais pas si c’est vraiment réciproque, ni si ça va bien se passer ou si ça va être un peu bizarre comme retrouvailles… Bref, ça n’a pas vraiment lieu d’être parce que ça se passe sans problème.

Très à l’aise il me prend les clés et se met au volant, parce que la vallée du Verzasca où nous allons est encore à 3h de route d’ici et que j’ai assez conduit pour le week-end. Je lui réponds que j’avais bien l’intention de le faire conduire de toutes manières, qu’il le veuille ou non ! On est sur la même longueur d’ondes.
Cool.
Une fois de plus la route est magnifique. Des lacs et des montagnes à perte de vue, j’en prends plein les mirettes. On doit passer le col de San Bernardino pour nous rendre dans le canton de Ticino, où ils parlent italien. Au retour on prendra le tunnel, mais là il fait beau et on a le temps, donc on monte la petite route en lacets du col. C’est super beau mais j’ai à peine le temps de profiter du paysage qu’on est déjà en haut, à 2066m d’altitude.

Et oui, car le Suisse en montagne est comme un poisson dans l’eau.

Pour un peu, s’il savait pas que j’ai le vomi facile, il l’aurait fait en mode rallye dans ma polo de compet’. Il fait frais là haut. Le paysage est nu, la montagne un peu pelée, avec une végétation rase et les rochers qui affleurent. Ça me fait presque penser à l’Irlande, dans certains endroits des terres brûlées au vent du Connemara où j’étais passée il y a quelques lustres. Enfin c’est pas aussi vieux que Michel.

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Le col de San Bernardino

 

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La vue le long de l’autoroute

La route continue, et environ une heure plus tard, après avoir passé les alentours de Locarno et son lac en contrebas de la rivière, nous sommes enfin dans les lacets qui montent vers le barrage de la vallée du Verzasca. Et là, le stress monte à la même vitesse que la polo. Quand soudain, au détour d’un virage en épingle, je le vois. Il est là et mon cœur fait un saut périlleux à l’intérieur.

Le barrage.

Punaise. À chaque virage on se rapproche et je mesure un peu plus la hauteur du binz. Mon estomac aussi a l’air de s’en rendre compte. Heureusement, on avait prévu de sauter vers midi, avant de manger donc, pour éviter tout incident de type R (comme régurgitation).

 

Ze Barrage. © Flu
Ze Barrage. © Flu

 

Mise en contexte. Nous sommes donc au barrage de la vallée du Verzasca, du haut duquel il est possible de faire du saut à l’élastique pour la modique somme de 200€. Oui mais attention, pas n’importe quel saut. Juste le plus haut du monde, 220m, et au passage celui que James Bond s’est fait l’air de rien il y a quelques années dans Goldeneye. D’où le titre de mon article. D’où le prix. Et d’où l’entreprise modestement dénommée 007 Bungy Jump.

https://www.youtube.com/watch?v=mSvuHSqqGSw

Bon je te l’annonce, j’ai sauté avec beaucoup moins de classe que Bond. Pourtant c’est pas faute d’avoir essayé. On s’est garé et on s’est dirigé vers le barrage. Il y a des toilettes à l’entrée. C’est sûrement psychosomatique, mais j’y suis restée un petit bout de temps… Je sors des chiottes et Flu m’attend, patient. Lui, il l’a déjà fait une fois, tranquille. Il a l’air serein du coup. On s’avance vers le milieu du barrage où la structure de saut se trouve, et où tout un attroupement s’agglutine pour voir les malheureux se jeter dans le vide les uns après les autres, un peu à la chaîne d’ailleurs. Du coup, on en regarde quelques uns sauter.

Je te raconte pas l’horreur. Les cris des sauteurs. Mes jambes en coton, l’estomac retourné, le cœur et la gorge serrés. Alors que j’ai pas le vertige (encore heureux tu me diras). Pendant une demi-heure, je pèse le pour et le contre. J’enfonce mon nez dans les pecs chauds et rassurants de mon petit Suisse. Je lui dis que finalement, je ne suis pas si sûre d’avoir envie de le faire.

– Tu t’es quand même pas tapée toute cette route pour rien ! Tu risques de le regretter si tu le fais pas, qu’il me rétorque.

Il a raison.
Pile à ce moment là, le type qui s’apprête à sauter… ne saute pas. Une minute passe. Puis deux, puis trois. Puis cinq, et enfin il s’élance. Punaise, quel cri ! Apparemment les instructeurs n’ont pas le droit de te pousser pour t’aider.
Flu me confie que lui aussi il a les chocottes, en fait. Ça se voit pas.

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Allez, ni une ni deux, je prends une grande inspiration et je dis :

– On n’est pas des mauviettes, non mais ! On y va.

On s’inscrit. On paie. Enfin, il paie, parce qu’il me devait 100 € depuis le Mozambique. Comme là c’est 200, c’est moi qui lui dois de la tune maintenant, super. Il y a un petit disclaimer sur la fiche d’inscription.

« Pas de femme enceinte, de cardiaque, etc.

Si vous ne sautez pas vous ne serez pas remboursé. »

Traduction ⇒ Si tu ne pars pas en chute libre c’est tes Euros qui s’envolent. Bim.

Tiens, ça explique pourquoi même l’autre type a fini par sauter au bout de 5 minutes.
On nous pèse. J’ai lu 60 kg sur la balance. Mais elle m’a écrit 61 sur la main. C’est vache.
On nous harnache d’un baudrier balèze, comme je n’en avais jamais vu. Celui-là il fait les cuisses et les hanches comme en escalade, le torse et les épaules en plus. Au moins je dois dire que je me sens bien maintenue, toute entourée et (presque) protégée. On m’allonge sur un transat. Pendant qu’un type me met des guêtres molletonnées aux chevilles en serrant comme un maboule jusqu’à ce que je ne sente plus le sang circuler, une instructrice m’explique ce qui va se passer.

– Tu vas tomber.
– Sans blague ?
– Quand tu arrives en bas, tu te laisses balancer pendant trois rebonds.
– Jusqu’ici tout va bien.
– Ensuite tu tires la cordelette (c’est une petite corde), celle qui est attachée et à ton baudrier et à ton élastique avec une poulie. Cela va te relever et te mettre en position assise.
– Houla, ça devient plus technique les gars.
– Là, on te fera descendre le treuil. Tend un bras à l’horizontal quand il est à ton niveau. Attrape-le. Vérifie qu’il ne se soit pas entremêlé avec ton élastique. Clippe-le sur ton baudrier. Tend les deux bras pour nous faire savoir que c’est bon. On active le treuil et tu remontes.
– No problemo, je vais vous faire ça les doigts dans le nez ma petite dame.

Démonstration avec un mini élastique et un mini treuil suspendus au dessus du transat. Punaise, je ne sais déjà plus. Un bras ou deux ? Avant ou après avoir tiré la chevillette ? Euh la cordelette ? Franchement, je suis assez stressée comme ça pour pas devoir EN PLUS mémoriser un cours d’ingénierie des bouts. Enfin pas le choix, je récite dans ma tête, et me voilà à essayer d’apprendre par cœur les étapes en haut d’un barrage de 220 mètres au milieu de montagnes juste époustouflantes.

– Au suivant !

Punaise, avec tout ça c’est déjà mon tour et j’ai même pas eu le temps d’appréhender, trop occupée à essayer de me rappeler si c’était un bras ou deux. C’est p’tet fait exprès, me dis-je.
Je monte les escaliers de la plateforme de saut, sans trop sentir mes jambes. L’instructeur m’accueille avec un grand sourire : Deutsch ? Italiano ? English ? Français ?

– Français, je dis.
– Ha super ça m’arrange ! T’es d’où ?
– Bretagne.
– Trop cool moi j’suis vendéen.
– Mais comment t’es arrivé ici ? C’est plat la Vendée !
– Oui ben tu sais, je faisais de la voile donc je maniais le bout, puis de bout en bout j’suis arrivé à l’élastique.
– Ha oui, logique.

Irréel.

Il me laisse dans un coin de la plateforme le temps de remonter l’autre qui pendouille en dessous. Je respire fort. Je refuse de regarder en bas, je fixe un point imaginaire au loin, droit devant. Inspire. Expire. C’est presque comme si je n’habitais plus mon corps, mon esprit est ailleurs. Focalisé sur l’horizon. Enfin sur le pan de falaise qui me fait face, quoi. Le Vendéen m’attrape par derrière (le baudrier, voyons) et me dit qu’il va m’amener au bord, comme pour un plongeon à la piscine, qu’il ne me lâchera pas jusqu’au bout, qu’il ne faut pas que j’aie peur, que ceci dit il ne vaut mieux pas que je regarde en bas (ça tombe bien c’était pas mon intention), qu’il comptera 3, 2, 1 et que je devrais alors sauter en poussant avec mes pieds ; que si je ne saute pas tout de suite, à 1, ça sera foutu et je vais rester coincée là-haut. Sa voix est un peu lointaine mais j’acquiesce néanmoins. Et me voilà sur le bord de la passerelle, avec un mec qui me tient le baudrier et l’autre qui me tient l’élastique, et moi-même qui suis je ne sais où mais en tous cas toujours pas dans mon corps.

3, 2, 1... © Flu
© Flu

3, 2, 1…

J’ai poussé.

Et quasi immédiatement, j’ai hurlé.

Ça a été tellement soudain. J’avais oublié que j’allais me mettre à crier, ça m’a presque surprise. Il y a un petit moment de flottement, à l’horizontal. Ça ne dure même pas un dixième de seconde en réalité, mais sur le moment j’ai eu l’impression de rester en l’air plus longtemps que ça. Genre, 1 seconde au moins. Et puis la chute. Pouah. Ça va hyper vite, et en même temps c’est hyper long. En fait c’est assez difficile à décrire.
Je tombe à toute allure, je hurle à pleins poumons, la falaise défile devant moi. Et puis j’arrive en bas et je sens la résistance de l’élastique, la chute ralentit. Jusqu’à s’arrêter net. Ça tire sur les jambes, et ça remonte doucement. Dans la remontée je ne sens plus l’élastique dans les mollets. Je suis juste là comme ça, en l’air, sans aucune retenue. Je sais que je vais retomber, et cette fois je sais à quoi m’attendre, je connais la sensation. Mais je hurle quand même. Enfin c’est bien plus court. Les rebonds suivants sont beaucoup plus atténués et bien moins verticaux. Les mouvements deviennent complètement désordonnés, de droite à gauche, d’avant en arrière et un peu de bas en haut, tout en même temps. La tête en bas je regarde autour de moi. Punaise, le mur du barrage n’est franchement pas si loin que ça. Le sol lui par contre… Il y a encore de la marge, faudrait pas que l’élastique lâche maintenant.

Tiens, regarde, le petit Suisse m’a filmée. C’est cadeau !

 

Et là… J’éclate de rire. Un bon rire franc, nerveux, gras et puissant, comme le rire bruyant d’un vieil oncle trop content de ses blagues salaces aux réunions de famille. Je suis là pendue par les pieds, riant à gorge déployée. Lol, Mdr, Ptdr et que sais-je ! Je dois même reprendre ma respiration et je me demande s’ils m’entendent là-haut, quand d’un coup je reprends conscience d’où je me trouve.
La tête en bas… Ha oui, les instructions ! Alors attendre 3 rebonds. Mince. J’ai oublié de compter, je n’ai aucune idée de combien j’en ai fait. Je tire la cordelette à poulie et me voilà en position plus ou moins assise, les pieds en l’air malgré tout. Un peu le même angle que quand tu mets les pieds sur le bureau, au boulot, tu sais? Le treuil descend doucement vers moi. C’est presque plus effrayant que la chute, ce moment d’attente suspendue dans le vide.

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Kikoo! Devine qui c’est !

Le treuil arrive à mon niveau et je dois me concentrer pour me souvenir que c’est un seul bras que je dois tendre. J’attrape le treuil, je m’apprête à le clipper sur mon baudrier quand j’entends des cris de là-haut. Je regarde en l’air. Et m****, l’élastique et le treuil se sont entremêlés. C’est bien ma veine. Je dois faire au moins 4 tours sur moi-même pour les défaire, et crois-moi c’est pas rassurant de faire la toupie suspendue comme ça, même doucement ! Enfin j’y parviens, je clippe le mousqueton, je tends les deux bras et on me remonte. Sur la passerelle, je ne réalise pas bien. Le Vendéen me remet au coin le temps de s’occuper du prochain sauteur (non mais c’est quoi cette habitude franchement, on laisse pas bébé dans un coin !), me défait de mes atours (j’entends par là qu’il me retire le baudrier et les guêtres, pas qu’il me déshabille, m’enfin. T’as vraiment l’esprit mal placé, ô lecteur !). Et je redescends, tout, tout, tout doucement les marches de la passerelle. Je ne suis pas encore sûre d’avoir retrouvé mes jambes. Mon petit Suisse m’attend avec un grand sourire banane et me serre dans ses bras en s’écriant :

– You did it ! You did it ! (Oui, on communique en anglish c’est comme ça que veux-tu)
– Yes I did it. I’m super badass, je réponds.

Je ne perds pas le Nord, je me pavane déjà. Alors que j’ai les jambes encore cotons, les mains encore tremblantes, le corps engourdi, le souffle court, la tête étourdie. Et la bouche sèche, punaise. Apparemment c’est normal. Ton taux de sucre chute en même temps que toi, alors que ton taux d’adrénaline explose les records. Du coup, ils te servent des sodas à la remontée. C’est compris dans les 200€. Sympas, beau geste.

C’est au tour de Flu. Il va sauter en arrière. Ben oui tu comprends, comme il l’a déjà fait une fois, il faut pimenter un peu les choses. Ben tiens. N’empêche que plus son heure arrive moins il crâne le p’tit !
Et Zou ! Il y va franco. Il a même oublié de crier, lui. Ce n’est qu’arrivé à mi-chute que j’ai entendu un petit « haaaaa » timide, comme si ça faisait partie du package et qu’à mi-chemin il s’était dit « Mince, j’ai oublié les gars, attendez ça vient! ». Enfin je critique mais c’était un beau saut. D’après lui ça ferait même moins peur, car tant que tu n’es pas à la verticale tu ne vois que le ciel qui bleuoit. Mouai. J’suis pas convaincue.

Il m’aura fallu une bonne demi-heure avant de tenir de nouveau debout correctement, tout de même. On a eu un gros coup de barre juste après, l’un comme l’autre. Ça fatigue, la montée d’adrénaline !

Le reste du weekend s’est déroulé à merveille. Je te la fais en courte, cher lecteur, version photo-roman (clique, mais clique donc!). Car tu viens déjà de te taper 6 pages A4 pour décrire 10 secondes de chute, quand même !

 

[1] Encore une aventure à venir. #Teaser.

[2] Ville ensablée et oubliée du Nord du Mozambique.

[3] Le parapente que j’ai fait, entre temps. Dans le prochain épisode… Peut-être.

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4 Comments

  1. 14 octobre 2016
    Reply

    La vache, mes mains sont devenues moites au fur et à mesure du récit hahaha. Bravo en tout cas ! 🙂

    • laura
      17 mai 2017
      Reply

      Haha merci ! En relisant ma propre aventure là tout de suite, j’ai vécu la chute une nouvelle fois c’est fou !

  2. 20 janvier 2017
    Reply

    C’est sans aucun doute l’aventure de Laura Gondin qui m’aura le plus tenue en haleine.
    Et pleeeeins de photos en prime, il est bien ce p’tit suisse dis donc! 😉
    J’ai adoré le photo-roman : pratique, court, amusant.
    Et j’ai bien hâte qu’on aille boire une bière ensemble comme on l’avait dit, parce que je suis curieuse ;p

    • laura
      17 mai 2017
      Reply

      Whoop whoop, I’m back ! Et je suis contente qu’elle t’ait plu, j’avoue je suis aussi assez fière de cette aventure 🙂

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