Belgique #1, Laura Gondin arrive à Ostende

Un beau jour de juillet 2013, je suis partie en Belgique pour un stage de fin d’études… Et depuis, j’y suis toujours.


Voilà, voilà, après 4 jours à Ostende, je peux dire que je me sens (presque) comme à la maison (pour le terme maison, entendez Brest ). Les goélands sont partout, hurlent, piquent ta bouffe et chient sur les bagnoles, le port sent bon le poisson et le fioul des navires, on entend une petite corne de brume 2 ou 3 fois par jour, les bâtiments sont gris et mornes, les rues sont droites et se croisent perpendiculairement, formant un joli quadrillage à l’armoricaine/américaine ET les mecs bourrés crient dans les rues la nuit… C’est trop cool !

Bon par contre, le truc dépaysant, c’est bien sûr la langue. Malgré mes bases d’allemand je pige rien, ils ont un accent terrible les flamands ! Heureusement au boulot, on parle anglais ! L’autre truc qui dépayse aussi, c’est la plage. Une immense plage de sable avec ses petits cabanons pour se changer, et surtout : son littoral bétonné ; les grands immeubles d’apparts pour vacanciers avec les bidochons qui traînent sur leur balcon et épient qui c’est qu’y a, qui c’est qu’y a pas ; et la colonie de touristes belges (et quelques allemands et hollandais) qui te noircit la plage de chaises longues et autres matelas. Bref, la très typique station balnéaire. Heureusement, je n’ai pas besoin de voir ce spectacle tous les jours, puisque j’habite en centre ville et que le bureau se trouve côté port.

 

 

Parlons-en, de là où j’habite ! Une grande maison toute en hauteur à la façade qui rappelle des bâtisses des années 20-30. C’est une rue avec tout plein de maisons étroites, mais hautes et toutes collées les unes aux autres. Ça a son charme.
– On dit maisons mitoyennes, banane.
– Ho ça va la petite voix*, arrête de te la péter.

*Ceci est une référence à C’est pas sorcier. Mais si t’sais pas ce que c’est j’peux rien pour toi.

Bref, reprenons. Il y a même une terrasse, son jardinet et sa petite fontaine (Yallah!, comme on dit chez moi). C’est une maison étudiante avec des pièces communes, et chacun a sa chambre. C’est la que la bonne surprise m’attendait au tournant. Car j’avais répondu à l’annonce pour l’une des chambres « normales » (de 25m2) qui étaient moins chères. Mais la proprio en a décidé autrement, faisant sa petite tambouille logistique en prenant en compte que je ne suis là que pour 3 mois, et que d’autres étudiants emménagent eux, pour toute l’année scolaire. C’est comme ça que, pour le même prix, j’ai écopé de la grande chambre, celle de 50 m2, avec 2 pièces, un bureau et une chambre, cheminée, commode, canapé et fauteuil parmi les meubles.

Pause. Je reprends mon souffle.
J’ai donc une suite en plein centre pour la modique somme de 300 euros de loyer ! En septembre j’aurais de nouvelles aventures à vous raconter car, continuant ses magouilles, la proprio me fait déménager et me loge carrément chez elle… J’ai même pas peur, elle est rigolote et très gentille, une petite maman.

Les colocs par contre ben… Sur les 5, il y a bien l’iranienne, que j’ai rencontrée, qui m’a fait un gâteau de bienvenue, et à qui j’ai appris à faire fonctionner une machine à café. Il aura quand même fallu restaurer la machine en question, qui s’était fossilisée dans un coin de la cuisine, ça a bien occupé mon week-end. Elle parle un anglais balbutiant, mais suffisant, pour m’expliquer qu’elle fait des études près de l’aéroport, pour devenir technicienne et mécanicienne aéronautique, et qu’elle adore les avions de chasse. C’est plutôt incongru parce qu’elle est hyper girly, talons hauts à la mode (c’est-à-dire rose fluo stabilo), p’tit haut moulant et maquillage à donf’.
À part ça, il y a un des étudiants qui m’a lancé un « Hi ! » peu encourageant et de loin, en passant, à deux reprises. Je ne l’ai pas vu plus que ça, il passe son temps à faire des allers retours avec sa donzelle, bref pas très accueillant. Alors que je laisse ma porte ouverte tout le temps quand je suis là, pour montrer que je suis open à une petite conversation ! Les autres sont en vacances, pas là. Heureusement, j’ai de quoi faire pour ne pas m’ennuyer.

 

En effet, j’y viens, mon stage a commencé aujourd’hui. Autant vous dire que j’ai mal à la tête, parce que j’ai passé la journée à lire des docs encore et encore. Faut bien commencer par là, pour prendre en main le sujet. Ma patronne, qui est une anglaise exilée qui trouve que la Belgique est un pays bizarre (elle me l’a chuchoté discrètement parce que les autres employés sont belges), m’attendait ce matin… Pour me dire qu’elle rentrait chez elle parce qu’elle avait mangé de la glace hier qui ne devait plus être très bonne, parce qu’elle n’arrêtait pas de vomir. C’était de la glace au lait de chèvre. Sont bizarres aussi, ces anglais. Mais avant de rentrer, elle m’a quand même refilé la description détaillée du projet sur lequel je vais l’aider, à potasser.

Pour faire court, il s’agit d’un projet sur la génétique marine (mais si rappelez-vous, les gênes, c’est c’est petits trucs là qu’on trouve dans nos cellules et qui racontent des trucs du genre : « toi t’as les yeux bleus et les fesses roses » ou « toi t’as pas de bol dans la vie, t’as la peau grasse, trop de poils au cul et pas un seul sur le caillou »).
Et ben figurez-vous que dans la mer, on trouve des génomes assez dingues qui permettent à des savants fous de faire des trucs incroyables. Point.
Enfin, tout ça dans une ambiance plutôt détendue, merci ô mon dieu de m’avoir permis d’entrer dans le monde détendu des scientifiques. Pour dire, le patron du centre se balade en tongs au bureau. Enfin, les tongs c’est pour le trottoir car une fois à l’intérieur, c’est pieds nus ! Faut dire, il a fait beau et chaud aujourd’hui, 20° quand même, les gars !

 

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

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3 Comments

  1. 22 mars 2016
    Reply

    Oh, ton stage était sur la génétique marine ? J’ai envie d’en savoir plus ! Ça consistait en quoi, exactement ? Enfin, ton travail ? Je vais vite aller lire les épisodes suivants, peut-être qu’ils répondront à mes questions !

    • laura
      29 mars 2016
      Reply

      Ha en effet, mon travail est un peu secret… C’est pour ça que je préfère rester vague là-dessus ! Mais si un jour on se croise je t’en parlerai en personne 😉

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